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La stratégie secrète de la Grèce 23 juin 2015

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Pour le moment, tout se passe comme prévu, ou plus précisément comme il était prévisible que cela se passe.

Imaginez que vous soyez un pays européen endetté jusqu’au cou et sans espoir, malgré tous les efforts que vous pourrez consentir, de parvenir à rembourser ne serait-ce que la moitié de vos dettes. Que faites-vous ?

Dans un premier temps, vous gagnez du temps avec la complicité de vos partenaires et de vos créanciers car finalement, cela arrange bien tout le monde de ne pas avoir à constater de faillite et d’obliger tout le monde à prendre ses pertes.

Gagner du temps !

Pour gagner du temps, il faut évidemment faire croire que l’on va faire quelque chose d’utile. Alors pendant des années, nous avons assisté à la ruine consciencieuse du peuple grec et au transfert hallucinant de l’ensemble des dettes de la Grèce du secteur privé bancaire vers le secteur public et les États européens. Évidemment, ce hold-up à presque 400 milliards d’euros a été habillé sous les atours séduisants de « plan de sauvetage », de « mécanisme européen de stabilité » et autre pieux mensonge. La réalité c’est qu’au bout du compte, nous allons payer. Nous, les peuples d’Europe, les « con-tribuables », et nous paierons soit par l’impôt, soit par la baisse de notre monnaie si nous devions en imprimer beaucoup. Nous paierons bien sûr tout en sachant que les Grecs, eux, paient déjà depuis 7 ans de calvaire et de souffrance.

Seuls les idéologues et les « manipulés » veulent croire que les Grecs sont coupables. Vous sentez-vous coupable de la dette de la France ? Moi non. Mais cela n’empêche pas le système de m’en rendre redevable. Pour paraphraser le célèbre « responsable mais pas coupable » de Fabius lors de l’affaire du sang contaminé, nous pourrions dire de la dette que nous sommes « redevables mais pas coupables ».

Bref, dans cette tragédie grecque évidemment, tout le monde est perdant, tout le monde sauf… les banques, et en particulier les banques allemandes.

Sources: http://www.egaliteetreconciliation.fr le 22 juin 2015

Tous les avoirs de l’Etat russe saisis en France, Belgique et en Autriche… allons nous vers la guerre ? Moscou promet une réaction sévère 20 juin 2015

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Suite au gel des comptes de l’ambassade russe en Belgique, ainsi que de ceux des représentations permanentes de Russie auprès de l’UE et de l’Otan à Bruxelles, Moscou déclare pouvoir appliquer des « mesures similaires » contre la mission diplomatique belge.

Le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié d’acte ouvertement inamical le gel des comptes de l’ambassade de Russie à Bruxelles et a convoqué jeudi l’ambassadeur de Belgique à Moscou, Alex Van Meeuwen, pour protester contre cette décision des autorités belges.

« Moscou considère cet incident comme un acte ouvertement inamical et une violation grossière des normes du droit international, et exige que la partie belge prenne immédiatement des mesures visant à rétablir les droits souverains de la Fédération de Russie, violés en Belgique », lit-on dans le communiqué de la diplomatie russe, qui réclame des explications et n’exclut pas d’appliquer des « mesures similaires » contre la mission diplomatique belge.

De son côté, le ministère belge des Affaires étrangères se défend, en déclarant que la décision de justice qui a conduit au gel des comptes des ambassades russes à Bruxelles a été « exécutée directement par huissier », sans intervention du gouvernement belge.

Jeudi 18 juin, des huissiers de justice français ont commencé à exécuter la décision de la Cour permanente d’arbitrage, imposant de geler des actifs russes en France. De surcroît, plusieurs banques belges se sont vues également contraintes de soumettre une liste des actifs russes à geler.

Commentant ce processus, le ministre russe du Développement économique Alexeï Ulioukaev a déclaré que « l’étendue des actifs gelés est insignifiante et n’a pas de conséquences financières importantes, mais ce fait en tant que tel est, bien entendu, désagréable ». Néanmoins, le responsable politique a averti qu’il était indispensable de bien mesurer les risques et qu’il y avait de fortes chances que les actifs russes soient gelés dans l’UE et aux Etats-Unis.

Le blocage des actifs de la Russie est imposé sur la base de la décision de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye du 28 juillet dernier, suite aux actions de trois compagnies, représentant les intérêts d’anciens actionnaires de la compagnie pétrolière Ioukos Universal Limited. Selon la décision, la Russie doit rembourser aux actionnaires de Ioukos 50,2 milliards de dollars. Sergueï Stortchak, le ministre russe des Finances, avait alors souligné que cette décision comportait des « lacunes importantes ».

Sources: http://civilwarineurope.com le 20 juin 2015

L’Otan lance le Trident, son plus grand exercice militaire depuis la fin de la guerre froide 17 juin 2015

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Tous les commandements et les bases USA/Otan sont en pleine activité pour préparer le « Trident Juncture 2015 » (TJ15), « le plus grand exercice Otan depuis la fin de la guerre froide ». Il se déroulera en Italie, Espagne et Portugal du 28 septembre au 6 novembre, avec des unités terrestres, aériennes et navales et avec des forces spéciales de 33 pays (28 Otan plus 5 alliés) : plus de 35mille militaires, 200 avions, 50 navires de guerre. Y participeront aussi les industries militaires de 15 pays pour évaluer de quelles autres armes a besoin l’Otan.

Objectif de cet exercice « à haute visibilité et crédibilité » : tester la « Force de riposte » (30mille effectifs), surtout sa « Force de pointe » à très haute rapidité opérationnelle (5mille effectifs). Sur le flanc méridional, en partant surtout de l’Italie, l’Otan prépare d’autres guerres en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Confirmé par l’attaque effectuée en Libye, dimanche dernier, par des chasseurs étasuniens F-15E qui, ayant probablement décollé d’Aviano (région Frioul, ndt), ont largué de nombreuses bombes officiellement pour tuer un présumé terroriste.

L’Aéronautique italienne se prépare à des actions similaires : pour vérifier « les capacités de ses rangs dans le cadre d’une force à rapidité élevée d’utilisation», elle utilisera dans le TJ15 l’aéroport de Trapani (et pas celui de Decimomannu où la « sérénité » fait défaut à cause des manifestations contre les servitudes militaires), « pour des raisons éminemment logistiques, opérationnelles et de distances parcourables ainsi que pour l’expérience déjà acquise et mûrie au cours d’autres opérations conduites depuis la base » : c’est-à-dire le bombardement de la Libye en 2011.

A Trapani-Birgi opèreront environ 80 avions et 5mille militaires, qui (malgré les déclarations rassurantes de l’Aéronautique) mettront en danger la praticabilité et la sécurité des vols civils.  Un rôle central sera tenu dans l’exercice par le Jfc Naples, commandement Otan (avec quartier général à Lago Patria, Naples) aux ordres de l’amiral étasunien Ferguson, qui est aussi commandant des Forces navales étasuniennes en Europe et des Forces navales du Commandement Africa : en alternance annuelle avec Brunssum (Hollande), le Jfc Naples tient le rôle de commandement opérationnel de la « Force de riposte » Otan, dont le commandement général appartient au Commandant suprême allié en Europe (toujours un général étasunien nommé par le Président ). La projection de forces au sud va bien au-delà de l‘Afrique du Nord : c’est ce qu’explique le Commandant suprême en personne, le général Breedlove, en annonçant que « les membres de l’Otan joueront un grand rôle en Afrique du Nord, Sahel et Afrique subsaharienne ».

Sur le flanc oriental, l’Otan continue à accroître sa pression militaire sur la Russie. Selon des informations fournies au New York Times (13 juin) par des fonctionnaires étasuniens et alliés, le Pentagone entend « prépositionner » des armements lourds (chars d’assaut, cannons etc.), suffisants pour 5mille soldats, en Lituanie, Lettonie, Estonie, Pologne, Roumanie, Bulgarie et Hongrie. Et pendant que Washington fait savoir qu’il n’exclut pas d’installer en Europe des missiles nucléaires avec bases à terre, Kiev annonce que pourraient être installés en Ukraine des missiles intercepteurs USA/Otan, analogues à ceux qui sont en cours d’installation en Pologne et Roumanie. En ignorant que Moscou, comme il a déjà averti, prendra des contre-mesures puisque ces rampes de lancement peuvent être utilisées aussi pour lancer des missiles à têtes nucléaires.

C’est dans ce scénario que s’insère le « Trident Juncture 2015 », expression d’une stratégie de guerre tous azimuts. Que confirme la participation du secrétaire général de l’Otan Stoltenberg, la semaine dernière en Autriche, à huis clos du groupe Bilderberg: celui que le magistrat Ferdinando Imposimato dénonce comme « un des responsables de la stratégie de la tension »

Edition de mardi 16 juin source http://www.mondialisation.ca

La Transnitrie et la guerre annoncée… 15 juin 2015

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La nomination comme gouverneur d’Odessa de l’homme qui provoqua la guerre de Géorgie, ruina son pays et abandonna sa nationalité, étonne même ceux qui sont habitués au cynisme politique. Simon Uralov analyse la mission que l’on a pu confier à ce criminel en fuite.

Le président fuyard de Géorgie, Mikheil Saakashvili, a été nommé gouverneur de la région d’Odessa avant d’être, aujourd’hui, officiellement présenté à ses habitants . Il remplacera désormais l’oligarque Igor Kolomoïski, qui occupait le poste de gouverneur de l’oblast de Dnipropetrovsk. À la suite de cette décision, l’oligarque ukrainien a fait la remarque cinglante que, peut-être, « Saakashvili cèdera Odessa aux Russes et qu’ensuite il nous faudra la reconquérir » .

Il est vrai que le conflit pour le pouvoir entre deux des hommes les plus riches et influents en Ukraine, Porochenko et Kolomoïski, a bien lieu d’être. Sauf que cette rivalité n’a désormais qu’une importance mineure, car la nomination de Saakashvili marque la base de projets de grande envergure. Les conflits d’intérêts Porochenko-Kolomoïski passent désormais au second plan.

Le but final de toute la crise ukrainienne et du « projet Euromaïdan » est d’entraîner la Fédération de Russie dans un conflit militaire. Si, au Donbass, la Russie a su éviter d’interférer directement dans la crise, et que l’armée des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk a su stopper l’agresseur de Kiev, il est moins sûr que la région aux environs de la mer Noire bénéficie d’une telle chance.

Au premier plan, nous y trouvons la Transnitrie, une petite république moldave dont le territoire n’est autre qu’une fine bande de terre d’une longueur de 200 km, ne possédant ni frontière commune avec la Russie, ni ouverture sur la mer, et où vivent plus de 200 000 citoyens de la Fédération de Russie.

La position géographique de la Transnitrie rappelle celle de l’Ossétie du Sud, au détail près que la Transnitrie est encerclée de toutes parts.

La nomination de Saakashvili au poste de gouverneur de l’oblast d’Odessa, voisin frontalier de la Transnitrie, va dans la continuité du projet de bloquer la petite république moldave rebelle. En parallèle du cas de la Transnitrie, se règle la question du blocus des terres appartenant au district autonome de la Gagaouzie, lui aussi frontalier de l’oblast d’Odessa.

La deuxième tâche qui attend Saakashvili est la sauvegarde de la monopolisation des ressources économiques ainsi que la pression sur la dissidence, et ce, pour la simple raison qu’Odessa était et demeure une des villes non envahies par l’idéologie pro-européenne de Maïdan. Il est évident que les ports de l’oblast d’Odessa restent des éléments clés en matière de communication et de transports militaires pour l’Ukraine. Surtout en ce qui concerne l’importation d’armements provenant des USA et l’exportation de céréales, de vivres, d’engrais ainsi que de production métallurgique. Dans le cas d’un scénario d’intervention militaire, le port deviendrait un point d’entrée stratégique pour les troupes étrangères et les mercenaires issus des sociétés militaires privées.

C’est pourquoi il est judicieux de nommer les tâches qui attendent le citoyen Saakashvili au poste de gouverneur de l’oblast d’Odessa.
- Sur le plan géopolitique :
bloquer complètement la Transnitrie, commencer une guerre dans la région contre elle, et pourquoi pas, contre la Gagaouzie.
- Sur le plan politico-économique :
• finaliser la privatisation des ports dans l’intérêt des grandes sociétés états-uniennes, en écartant l’oligarchie locale, qui pensait jusqu’ici prendre part au processus ;
• organiser le transport de céréales et de vivres par le port, ce qui peut par la suite provoquer une famine dans les territoires au sud de l’Ukraine d’avant Maïdan.
- Sur le plan politique :
• dissoudre de façon définitive tous les regroupements d’opposants au nouveau pouvoir, surtout au sein des médias et des conseils locaux ;
• attirer de son côté une partie de l’élite locale et de la bourgeoisie en échange de biens appartenant à l’élite dissidente.
- Sur le plan militaire :
• rassembler et organiser les groupes de bandits issus des unions paramilitaires en un organe de répression effectif ;
• épurer la milice de ses membres opposés au nouveau régime de Kiev.

Saakashvili déteste assez la Russie et en particulier Vladimir Poutine pour que l’on s’attende à l’inattendu de sa part. Un dirigeant qui a déjà lancé une fois une guerre civile ne peut pas connaître de limites. De plus, aucun engagement privé, moral, historique ou familial ne le lie à Odessa ou à la Transnitrie.

Les crimes que Saakashvili a commis chez les peuples d’Ossétie, d’Abkhasie et de Géorgie, sans jamais en être punis, vont indéniablement conduire à de nouveaux crimes. L’impunité de Saakashvili est devenue un exemple à suivre pour le pouvoir actuel en Ukraine.

Prenons en une leçon de taille : un crime ne peut demeurer impuni, auquel cas il se répètera indéfiniment.

sources: http://www.voltairenet.org le lundi 15 juin 2015

La disparition de l’argent liquide pour octobre? 2 juin 2015

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Nombre d’Espagnols commencent à comprendre que la seule manière de survivre est de sortir l’argent de la banque. Les comptes peuvent être gelés comme ils l’ont fait aux Russes vivant en Espagne, exigeant qu’ils prouvent l’origine de leurs fonds. Les actifs de Banco Madrid ont été gelés en attendant de savoir si le gouvernement va sauver la banque ou pas. Pendant ce temps, les épargnants n’ont pas accès à leur argent. Les gens commencent à se méfier et cherchent à mettre leur argent hors des banques vers d’autres alternatives, telles que l’immobilier ou les actions, ou des investissements hors du pays.

L’Europe a régulièrement fait défaut sur des monnaies par le passé, et ils exerceront cette option à nouveau s’il décide tout d’un coup de passer à la monnaie électronique, peut-être en octobre. Je recommande chaudement que vous stockiez votre liquide en autre chose que l’euro – des dollars US plutôt [l’euro se cassera la figure avant le dollar, mais celui-ci ne sera pas exempté, ça prendra juste quelques mois supplémentaires, NdT]. Les Etats-Unis n’ont jamais fait défaut sur le dollar, et il serait beaucoup plus difficile pour les USA de le faire du jour au lendemain étant donné la quantité gigantesque de dollars en circulation dans le monde.

Alors essayez de trouver d’autres options. Si vous avez des actions américaines, prenez possession des certificats. Les blue chips seront les plus liquides, mais certains secteurs du marché vont naturellement surperformer. Vous pouvez stocker des pièces et billets en dollars US, mais vous ne pouvez pas les laisser dans un coffre à la banque.

[Pour ceux qui pensent à passer à d’autres monnaies européennes, comme la couronne norvégienne par exemple, vérifiez que le pays ne songe pas lui aussi à passer à une monnaie électronique. NdT]

Article 2:

Les journaux, la télé, et les médias en général vous préparent à la société de l’argent électronique. C’est une campagne de marketing et c’est peut-être le thème du sommet de la phase actuelle du cycle se terminant le 1er octobre. Je ne pense pas que les Etats-Unis pourront passer aussi facilement que l’Europe à une abolition du liquide. Le dollar est utilisé à travers le monde et annuler cette source d’argent créerait des tensions formidables à l’échelle internationale. De plus, les USA ne sont pas dans une crise financière comme l’Europe.

Pour l’Europe, en revanche, c’est une autre paire de manche. Le fait d’avoir échoué à consolider les dettes des états membres signifie que les réserves des banques étaient constituées d’un mélange de dettes ‘politiquement correct.’ Au lieu de résoudre le problème, les politiciens, qui sont souvent des avocats, font toujours un pas en avant à l’aide des lois. Pour eux, la solution logique est d’éliminer le liquide pour protéger les banques d’un ‘bank run’ qui ferait s’écrouler l’Europe et Bruxelles avec elle.

C’est une campagne de marketing pure et simple. Je sais comment marchent ces choses et vous devez faire attention. Ils essaient de nous vendre cette idée et c’est une préparation à l’action inévitable qui va en résulter. A la vitesse à laquelle ils prennent les décisions, il semble qu’ils se dirigent vers le 1er octobre, comme indiqué par notre modèle. Il est intéressant de noter que des journaux allemands ont faussement indiqué notre date comme le 17 octobre. Je ne comprenais pas trop pourquoi ils auraient fait cela, mais au final c’était peut-être délibéré. C’est curieux, car lorsqu’ils décideront de passer à l’acte, ça se fera très certainement du jour au lendemain. Ils l’annonceront et donneront un peu de temps aux gens pour qu’ils déposent leur argent liquide dans les banques.

Pour nos lecteurs européens, stockez votre liquide en dollars, ou ouvrez un compte aux USA qui reste, pour le moment, une soupape de sécurité. Si l’or à du sens pour stocker de la valeur facilement, il a probablement perdu sa capacité à être transportable [à cause des lois et des contrôles aux frontières maintenant, ].

Sources: http://reseauinternational.net le 01 Juin 2015

 

les Etats-Unis ont semé le sentiment antirusse en Europe

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L’ancien Président voit, comme tous les observateurs sérieux, un complot de la CIA et une ingérence américaine dans cette affaire est-européenne.

dans la revue Politique internationale d’obédience atlantiste (n °146), Valéry Giscard d’Estaing brave la morgue d’une journaliste du Figaro et défend la position russe en dénonçant les agissements américains.

Ayant réétudié son histoire impériale, « le petit télégraphiste de Moscou » déclare au sujet de la Crimée :

La conquête de la Crimée fut assez dure. Elle ne s’est pas faite au détriment de l’Ukraine, qui n’existait pas, mais d’un souverain local qui dépendait du pouvoir turc. Depuis, elle n’a été peuplée que par des Russes. Quand Nikita Khrouchtchev a voulu accroître le poids de l’URSS au sein des Nations unies qui venaient de naître, il a “inventé” l’Ukraine et la Biélorussie pour donner deux voix de plus à l’URSS, et il a attribué une autorité nouvelle à l’Ukraine sur la Crimée qui n’avait pas de précédent. À l’époque, déjà, je pensais que cette dépendance artificielle ne durerait pas. Les récents événements étaient prévisibles.

L’ancien Président voit, comme tous les observateurs sérieux, un complot de la CIA et une ingérence américaine dans cette affaire est-européenne.

Il faut se demander ce qui s’est réellement passé il y a un an dans la capitale ukrainienne. Quel rôle la CIA a-t-elle joué dans la révolution du Maïdan ? Quel est le sens de la politique systématiquement antirusse menée par Barack Obama ? Pourquoi les États-Unis ont-ils voulu avancer leurs pions en Ukraine ? Les Américains ont-ils voulu “compenser” leur faiblesse au Moyen-Orient en conduisant, sur le continent européen, une politique plus “dure” contre la Russie ?

Giscard devrait se souvenir de son collègue Brzeziński à la Trilatérale ! Puis il tance la politique de sanctions et les menaces sur les hommes politiques russes.

Les États-Unis, ils ont probablement soutenu et encouragé le mouvement insurrectionnel. Et, ensuite, ils ont pris la tête de la politique de sanctions visant la Russie – une politique qui a enfreint le droit international. Qui peut s’arroger le droit, en effet, de dresser une liste de citoyens à qui l’on applique des sanctions personnelles sans même les interroger, sans qu’ils aient la possibilité de se défendre et même d’avoir des avocats ? Cette affaire marque un tournant préoccupant.

Enfin, il remarque que ces euphorisantes sanctions risquent de nuire à tout le monde.

Concernant les sanctions économiques visant non des personnes mais l’État russe, comment ne pas considérer qu’elles font du tort aux deux protagonistes – Russie et Occident – en altérant leurs échanges commerciaux ? Les Américains ont-ils intérêt à provoquer la chute de l’économie russe ? Pour l’Europe, les Russes sont des partenaires et des voisins. Dans le désordre international actuel, face à la flambée des violences au Moyen-Orient, il serait irresponsable de souhaiter que l’économie russe s’effondre.

Les choses vont vite, toutefois, et comme on sait, d’autres économies plus virtuelles menacent depuis de sombrer…

les Etats-Unis ont semé le sentiment antirusse en Europe

Lors d’une conférence à l’Université d’Etat Lomonossov de Moscou intitulée «Les relations de l’UE avec ses grands voisins», l’ex-président français Valéry Giscard d’Estaing a déclaré que l’Europe n’était pas à l’origine du sentiment antirusse.

L’ancien président français est arrivé à Moscou le 29 mai pour rencontrer le président russe Vladimir Poutine et participer à une conférence dans la plus prestigieuse université de Russie. Partisan de relations étroites avec la Russie, Valéry Giscard d’Estaing a fait savoir que les sanctions devaient être levées ns les meilleurs délais avant la fin 2015 car leur mise en œuvre était, d’après lui, une affaire «douteuse».

De plus, Valéry Giscard d’Estaing a souligné l’importance des échanges économiques avec la Russie en affirmant qu’elle était l’«un des plus importants partenaires naturels» de la France. Il estime en outre que «le système européen a mal géré l’affaire des sanctions». Leur mise en œuvre n’était avantageuse pour personne car elles ont altéré les échanges commerciaux entre la Russie et l’Occident. «Il faut que l’UE résiste à l’appel à sanctionner plus lourdement encore l’Etat russe», a souligné l’ancien président.

Il a aussi précisé que les sentiments antirusses ont été artificiellement grossis en Europe car ce sont les Etats-Unis qui les ont semés dans les médias. Valéry Giscard d’Estaing a précisé que les médias occidentaux couvraient les évènements liés à la Russie de manière biaisée en omettant la moitié de la vérité compte tenu de la politique américaine antirusse. Mais à son avis, la France a le droit de ne pas suivre la ligne antirusse imposée par les Américains même si elle est membre des Nations unies.

«Il faut constituer un lien important et pacifique entre l’UE et la Russie qui ne doit pas dépendre des alliances militaires», a conclu l’ancien président français.

Sources: http://www.bvoltaire.fr le 29 Mai 2015

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